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Prison pour les radars incendiés et détruits

6 peines de prison prononcées en Vendée pour un groupe de gilets jaunes

2 hommes mis en examen après un flagrant délit

Radars incendiés : les condamnations tombentDepuis le lancement du mouvement des gilets jaunes en novembre dernier, les radars automatiques ont été largement pris pour cibles et ont connu de nombreuses dégradations, du simple "enveloppage" à la destruction totale, si bien que près de la moitié du parc de radars s'est ainsi retrouvée inactive.

Mais alors que le coût des dégradations et du manque à gagner est estimé à un demi-milliard d'euros, les condamnations se multiplient avec de la prison à la clef pour plusieurs auteurs de ces méfaits.

Jusqu'à présent, ce sont cependant les personnes incendiant les radars qui sont prises pour cibles par la justice. Il faut dire que certaines actions ont vu les choses en grand.

Mi-janvier, les gilets jaunes ont ainsi incendié 11 radars dans la même nuit alors qu'ils avaient pour objectif de mettre hors services tous les dispositifs du département. Le plan était minutieusement préparé, un complice ayant notamment pris les téléphones portables des auteurs pour que ceux-ci se retrouvent virtuellement à l'autre bout du département. Malheureusement pour eux, les témoins oculaires existent toujours. Par le biais de leurs plaques minéralogiques, six personnes, qui formaient deux équipes ont ainsi été condamnées par le Tribunal Correctionnel de La Roche-sur-Yon pour avoir incendié deux radars lors de la fameuse nuit.

Les participants au casier judiciaire vierge ont tous écopé entre 6 et 8 mois de prison, avec sursis. Présentant des antécédents judiciaires, celui présenté comme le meneur d'un groupe de gilets jaunes a quant à lui pris 4 mois fermes. Une nouvelle audience les attend maintenant en mai, au civil, pour statuer sur le remboursement des dégâts, évalués à 100.000 euros.

Une situation que devraient également connaître deux autres jeunes hommes de la Loire arrêtés le week-end dernier en flagrant délit d'incendie d'un radar. Présentés au juge d'instruction, ces derniers ont été mis en examen pour « dégradation de biens d’utilité publique par moyen dangereux, en bande organisée ». Ils sont également suspectés de trois autres cas similaires.

Rappelons au passage que la destruction d'un radar automatique peut entraîner des peines allant jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amendes, hors facteurs aggravants. La simple dégradation des installations (tag, peinture...) peut quant à elle être punie par une amende allant jusqu'à 15.000 euros et des travaux d'intérêt général.

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