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Pilote de légende : Eric Saul

Vainqueur de la Coupe Kawasaki 1975

La détermination au guidon

Pilote de légende : Eric Saul (photo : DR)Né le 26 mai 1954, le Français Eric Saul s’essaye à la compétition moto à la fin de l’année 1973 en se lançant d’abord à l’assaut de la Coupe des Quatre saisons dont la dernière épreuve se déroule sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Sur sa Suzuki 350 non préparée, il se classe 15ème en catégorie 500cm3 et ressent déjà l’envie d’aller mordre l’asphalte sur de plus grandes compétitions.

Les premiers succès

L’année suivante, il reprend le chemin de la Coupe des Quatre Saisons et décroche ses premiers succès en 125cm3 ainsi qu’en 500cm3. Il parvient même à remporter la victoire en catégorie 125 tandis qu’il se classe 11ème au classement général de la Coupe Kawasaki.
En 1975, il tire les leçons de sa première année d’apprentissage à moto et écrase la concurrence lors de la Coupe Kawasaki qu’il remporte face à des pilotes aguerris tels que Christian Sarron ou Denis Boulom. Eric Saul repart ainsi au guidon de la Kawasaki 900Z offerte au vainqueur. Une moto qu’il ne garde pas bien longtemps puisqu’il l’échange contre une Yamaha 350 TZ d’occasion ayant appartenu à Jean-Paul Boinet.

A nous les petites anglaises

Pilote de légende : Eric Saul (photo : DR)Pour la saison 1976, Eric Saul prend part au Bol d’Or sur une Moto Guzzi engagée par le constructeur Motobécane. Hélas, la machine n’est pas suffisamment puissante et sa tenue de route discutable ne permet pas à Saul de s’imposer. Pire encore, il chute et se brise une jambe. Pourtant, il remonte vite sur une moto et s’octroie quelques belles places en 250 et 750cm3.  
Disposant de deux Yamaha TZ 250 et 350 pour la saison 1977, Eric Saul prend le chemin des grandes compétitions anglaises afin de s’y faire un nom. Il court ainsi au Tourist Trophy et remporte le post TT en 350cm3. Le pari est gagné, Saul vient de se faire remarquer et il obtient une place pour courir lors du Grand Prix d’Angleterre.

Le premier Grand Prix

Au guidon de sa Yamaha TZ préparée par ses soins, il s’élance donc depuis la ligne de départ du circuit de Silverstone en catégorie 250. Huitième aux essais, il prend très vite ses marques et s’offre même le luxe de pointer en tête trois tours durant et de réaliser le record du tour en 1 minute 38,27 secondes. Montant sur la troisième marche du podium final, Saul sent qu’il vient de trouver sa voie. Après une seconde participation au Grand Prix de France où il se classe 11ème, il termine la saison au 21ème rang mondial.

Pilote de légende : Eric Saul (photo : DR)Après une entrée remarquée au championnat du monde, Saul poursuit sa carrière internationale au guidon d’une Yamaha TZ portant les couleurs de Gilles Gaignault et du Team CGRT en 1978. Le premier Grand Prix se déroule au Vénézuela et malgré des conditions difficiles, Saul se classe septième en 350cm3. Avec un total de quatre points à l’issue de la saison, Saul doit se contenter d’une vingtième place.

La poisse

En 1979, Eric Saul reprend le guidon d’une Yamaha TZ mais commence alors une série de malchance. Lors du Grand Prix d’Italie il se casse le poignet, détruit sa moto et casse en prime son camion sur le chemin du retour. Fort heureusement, la chance revient très vite de son côté. Il apprend en effet que Randy Mamola a quitté l’écurie Bimota suite à des différends avec l’un des fondateurs. Saul est alors engagé en tant que pilote d’usine Bimota pour reprendre le guidon de la YB3.
Sur sa nouvelle machine, Saul ne parvient pas à briller en Grand Prix mais décroche néanmoins la victoire lors du Championnat d’Italie sur le circuit de Misano où il signe d’ailleurs le nouveau record du circuit, à égalité avec un certain Johnny Cecotto.

Le Chevallier servant

Malgré une saison en dents de scie, Bimota entrevoit le potentiel qui sommeille chez Eric Saul et décide de le reconduire pour la saison 1980. Pourtant, la malchance frappe de nouveau le Français puisqu’Adriatica, sponsor principal de l’écurie, fait faillite durant l’hiver. Saul se voit alors contraint de quitter le team pour reprendre le guidon de machines privées.
Dépourvu de machine après la première course de la saison, il prend contact avec Alain Chevallier qui émet le désir de continuer de faire courir les machines de son frère Olivier, décédé lors des essais sur le circuit Paul Ricard. Saul court le Grand Prix d’Espagne sur une moto Chevallier et termine onzième, pour le Grand Prix de France le Français se classe troisième en 350cm3. Pointant régulièrement en tête il se classe sixième du championnat en 350cm3 et neuvième en 250.

Vive le président

Pilote de légende : Eric Saul (photo : DR)Ces résultats encourageants poussent Chevallier à poursuivre leur collaboration pour la saison 1981. Au lieu d’arborer les couleurs Pernod, les motos du team s’habillent désormais des couleurs du sponsor italien « Bastoni Conte of Florence ». A leur guidon, Saul donne son maximum et décroche une victoire au Grand Prix d’Italie en 250cm3 le jour même de l’élection de François Mitterrand à la présidence. En s’octroyant cette victoire, il met ainsi fin à la série de succès des Kawasaki qui raflent toutes les autres victoires de la saison.

En 1982, c’est toujours aux côtés du team Chevallier qu’il court en catégorie 350cm3. Commençant la saison avec une quatrième place en Argentine, Saul reprend du poil de la bête dès la seconde course où il remonte de la septième place jusqu’à la deuxième place pour s’offrir un podium en compagnie d’Anton Mang et de Patrick Fernandez.
La saison se poursuit et Saul se montre décidément très offensif, pointant toujours dans le top 10 il se classe quatrième du championnat. Pourtant, encore une fois, la chance n’est pas de son côté. Saul ne parvient pas à trouver un sponsor à temps et il doit quitter l’écurie Chevallier.

Fin de carrière et reconversion

Bien décidé à poursuivre sa carrière de pilote, Eric Saul décide d’appréhender la saison 1983 en tant que pilote privé. Avec sa Yamaha TZ non préparée, il ne parvient cependant pas à tenir la distance face à des motos de plus en plus performantes. De toute la saison, il ne franchit qu’une seule fois la ligne d’arrivée sur une 29ème place.

S’en est fini de sa carrière en Grand Prix et Saul décide de se reconvertir en organisateur en mettant au point l’International Classic Grand Prix (ICGP).

Palmarès en Grand Prix

SaisonCatégorieCourseVictoirePodiumMotoClassement
1986 125cc 3 0 0 LGM
1983 250cc 3 0 0 Yamaha
1982 350cc 7 1 2 Yamaha 4
1981 350cc 2 0 1 Rieju 9
1981 250cc 2 1 1 Yamaha 13
1980 350cc 3 0 2 Yamaha 6
1980 250cc 3 0 1 Yamaha 9
1979 350cc 2 0 0 Yamaha 16
1979 250cc 3 0 0 Yamaha 18
1978 350cc 1 0 0 Yamaha 20
1977 250cc 1 0 1 Yamaha 20

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